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COLLECTIF CITOYEN DU TREGOR - Page 3

  • Les fonds de migrants vers l’Afrique de l’Ouest s’élèvent à plus de $26 milliards en 2016

     

    Les fonds de migrants vers l’Afrique de l’Ouest s’élèvent à plus de $26 milliards en 2016

    Les montants des transferts monétaires envoyés par les migrants à leurs familles dans les pays en développement ont progressé de 51% au cours des dix dernières années. Un chiffre à mettre en parallèle avec l’augmentation de 28% des migrations en provenance de ces pays. C’est ce que révèle, la première étude menée sur dix années (2007-2016) des flux de migration et de transferts d’argent réalisée (Sending Money Home: Contributing to the SDGs, One Family at a Time) par le Fonds international de développement agricole (Fida).

    Les transferts ont progressé en moyenne de 4,2% par an sur la décennie pour atteindre $455 milliards en 2016 ($296 millions en 2007), soit plus 3 fois le montant de l’Aide publique au développement ainsi que plus du montant total des investissements directs étrangers (IDE) dans la plus part des pays à faible revenu et des pays à revenu intermédiaire.

    « Près de 40% des transferts d’argent, soit $200 milliards, sont envoyés vers les zones rurales, dans lesquelles vit la majeure partie des populations pauvres », indique Pedro de Vasconcelos, responsable du Mécanisme de financement pour l'envoi de fonds du FIDA et auteur principal du rapport. « Cet argent est consacré aux dépenses alimentaires, aux soins de santé, à de meilleures possibilités d’éducation et à l’amélioration du logement et des conditions sanitaires. Les transferts d’argent jouent donc un rôle décisif en aidant les pays en développement à réaliser les Objectifs de développement durable ».

    L’Afrique de l’Ouest capte 43% des flux vers l’Afrique

    Les envois de fonds vers l’Afrique ont atteint 60,5 milliards en 2016, en hausse de 36% par rapport à 2007. Une progression qui s’aligne avec celle des flux de migrants, plus 29%, à 33 millions de personnes en 2016. Une situation très contrastée par rapport à l’Asie où le nombre de migrants progresse de 33% entre 2017 et 2016 tandis que les flux de transferts ont augmenté de 87% entre 2007 et 2017.

    Sur les 33 millions migrants africains environ la moitié reste sur le continent. Les migrations interrégionales s’articulent autour des pôles économiques régionaux comme l’Afrique du Sud pour l’Afrique australe (2 millions), la Côte d’Ivoire (2 millions) et le Nigeria (1 million) pour l’Afrique de l’Ouest et dans une moindre mesure l’Ethiopie et le Kenya pour l’Afrique de l’Est. Les autres destinations privilégiées sont, en dehors de l’Afrique, l’Europe, puis les pays du Golf, surtout pour les pays d’Afrique de l’Est et l’Egypte, et les Etats-Unis.

    Près de 80% des transferts de fonds versés en 2016 en Afrique sont concentrés sur cinq pays : le Nigeria ($19 milliards), l’Egypte ($16,6 milliards), le Maroc ($7 milliards),  l’Algérie et le Ghana ($2 milliards chacun). Pour dix-neuf pays, les envois de fonds sont essentiels car ils représentent 3% ou plus de leur PIB. Pour six pays, les transferts contribuent pour plus de 10% de leur PIB en 2016. C’est le cas du Liberia (31%) de la Gambie (22%), des Comores (20%), du Lesotho (18%) et du Sénégal (14%).

    Bien qu’en baisse, le rapport indique que le coût des envois de fonds en Afrique est le plus élevé avec un coût moyen de 10% pour le versement de $200.

    L’Afrique de l’Ouest avec $26,3 milliards de transferts des migrants arrivent à la deuxième position sur le continent, après l’Afrique du Nord.

     

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    Source :  Sending Money Home: Contributing to the SDGs, One Family at a Tim, Fida

    Projet pilote avec la diaspora malienne pour les jeunes ruraux

    Dans le rapport, le FIda présente un projet pilote mené en partenariat avec la plateforme de crowdfunding spécialisée dans le prêt solidaire Babyloan qui offre à la diaspora malienne la possibilité de financee les jeunes entrepreneurs ruraux au Mali.

    Le système est basé sur des prêts de solidarité fournis par des migrants maliens et prêtés par Babyloan aux IMF locales pour financer la jeunesse rurale. En tant qu'investissement, Babyloan garantit que leur contribution sera investie efficacement pour soutenir les jeunes et qu'ils ne perdront pas leur capital. Dans la phase d'incubation, l’objectif est qu’environ 2 000 migrants financeront 200 jeunes via les IMF locales. À long terme, Babyloan vise à atteindre 8 000 emprunteurs migrants, finançant en moyenne 800 jeunes micro-entrepreneurs chaque année.

  • «The strange death of Europe » : Douglas Murray évoque le suicide de l’Europe à cause de l’immigration

     

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    16/06/2017 – 07h50 Londres (Breizh-Info.com) – Best-seller au Royaume-Uni, « The Strange Death of Europe » écrit par le « Zemmour anglais » Douglas Murray est un livre qui explique pourquoi notre continent meurt sous le poids de l’immigration mais aussi du fait de la trahison des élites incapables de mesurer les conséquences d’une immigration de masse.

    Populaire au Royaume-Uni mais lynché par la presse bien pensante de gauche, Douglas Murray a accordé  une interview (réservée aux abonnés) au journal Le Point particulièrement intéressante. Extraits :

     « Je vois deux raisons majeures à ce qu’à la fin de l’existence de la plupart d’entre nous, l’Europe ne sera plus l’Europe. La première, c’est le mouvement de masse de personnes entrant dans notre continent. Et l’autre, c’est que cela arrive au moment même où l’idée de ce que nous sommes s’est évaporée. Au point tel que n’importe qui dans le monde qui vient en Europe devient automatiquement un Européen. L’Europe n’est plus qu’un lieu commode pour le reste de la planète. Ce qui n’est pas la même chose que de partager une culture et une histoire. En France comme en Grande-Bretagne, les choses changent et ces changements sont spectaculaires sur la durée d’une seule existence, mais les élites ne le reconnaissent pas. »

    Et Douglas Murray d’en finir avec le mythe de nos pays, terres historiques d’immigration : « la différence culturelle entre des anglicans et des huguenots ne peut, de mon point de vue, pas être comparée avec celle avec des Pakistanais ou des Érythréens. Nous prétendons bien sûr que toutes les migrations sont les mêmes, mais ce n’est pas le cas. (…) Le mouvement de population le plus significatif dans l’histoire britannique a été l’invasion normande, ce qui, selon les estimations, représentait un changement de 5 % de la population. Or, l’événement le plus important dans l’histoire britannique n’est rien comparé à ce qui se passe aujourd’hui ! »

    Et d’enfoncer les questions orientées du journaliste, qui lui demande s’il n’est pas illusoire de fermer les frontières dans un monde ouvert : « Qu’y a-t-il de tellement dur avec le fait d’affirmer les frontières ? Dans la ville d’où je vous parle, Londres, nous avons maintenant des barricades massives autour des monuments importants. Pourquoi ne pas mettre ces barrières aux frontières ? »

     

    Puis d’en revenir à ce qu’il se passe actuellement sur la question des migrants : « nous devons dire très clairement que l’Europe ne peut pas être le domicile de toute personne dans le monde qui souhaite en faire sa résidence. Car sinon nous, Européens, deviendrons des SDF » Et d’épingler au passage certains pays musulmans : « Je souligne aussi que les États arabes du Golfe ont, en 2016, octroyé l’asile à zéro réfugié syrien. Cela en dit beaucoup sur l’oumma, cette « grande nation » musulmane dont on nous parle tant. » avant de dénoncer notre naiveté :

    « Nous, en Europe, surestimons massivement les populations que nous pouvons assimiler dans nos sociétés et sommes persuadés que les migrants deviennent immédiatement européens, alors que ces pays arabes savent que de nouveaux arrivants viennent accompagnés de leurs idées.»

    Expliquant que nous pouvons être généreux sans être suicidaire, Douglas Murray balaie l’argument des « droits de l’homme » sorti à tous bouts de champ par les immigrationnistes, tout comme le chantage moral à l’islamophobie : « Après le dernier attentat à Londres, des groupes de musulmans étaient regroupés autour des stations de métro et ils portaient des tee-shirts disant « je suis musulman, posez-moi les questions que vous voulez ». Sérieusement, si la Grande-Bretagne était vraiment un pays guidé par une haine des musulmans – ce que le terme « islamophobie » suggère –, pensez-vous que ces gens s’afficheraient comme ça dans les rues ? »

    Enfin, au journaliste l’interrogeant sur le « meilleur modèle » en Europe entre le modèle multiculturel anglo-saxon ou le modèle français, réponse sans langue de bois là encore : « Nous avons passé la dernière décennie à nous demander qui avait raison, mais chacun a échoué, un par un. »

    The Strange Death of Europe est à commander ici – pour le moment, il ne possède pas de traduction ou d’éditeur en français, une bonne occasion donc de lire dans la langue de Shakespeare !

    Ecouter l’inteview de l’auteur ici :

    Crédit photo : DR
    [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’originees

     

  • Jihadisme: Salman Rushdie dénonce "l'aveuglement stupide" de l'Occident

     

    PARIS (AFP)
    L'écrivain britannique Salman Rushdie au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 13 septembre 2016 - AFP

    "Il faut arrêter l'aveuglement stupide" face au jihadisme qui consiste à dire que "cela n'a rien à voir avec l'islam", souhaite l'écrivain britannique Salman Rushdie dans un entretien publié jeudi par l'Obs.

    "Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l'islam", souligne l'auteur des "Versets sataniques" qui vit sous la menace d'une fatwa depuis 1988.

    "Depuis 50 ans, l'islam s'est radicalisé", soutient le romancier qui vit désormais à New York. "Il y a bien sûr une tradition d'un islam éclairé. Mais il n'est pas au pouvoir aujourd'hui", ajoute-t-il.

    "Côté chiite, il y a eu l'imam Khomeini et sa révolution islamique. Dans le monde sunnite, il y a eu l'Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu'est le wahhabisme. Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l'islam et non à l'extérieur", insiste l'écrivain.

    "Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant +Allahou Akbar+, alors comment peut-on dès lors dire que cela n'a rien à voir avec l'islam?", interroge-t-il.

    L'écrivain explique qu'il dit "comprendre" la crainte de "stigmatisation de l'islam" mais, ajoute-t-il aussitôt "pour éviter cette stigmatisation, il est bien plus efficace de reconnaître la nature du problème et de le traiter".

    L'auteur de "Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits" trouve ainsi "consternant" d'entendre "Marine Le Pen analyser l'islamisme avec plus de justesse que la gauche".

    "C'est très inquiétant de voir que l'extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche".

    "Le présupposé constant de la gauche, c'est que le monde occidental est mauvais. Et donc tout est passé au crible de cette analyse", déplore-t-il.